Masahiro Suzuki

Masahiro Suzuki, Hors cadre n°4, 2014, huile sur tuile et techniques mixtes, 220x245x100cm,Masahiro Suzuki, Hors cadre n°1, 2013, installation (techniques mixtes), 200x360x120cm
1 / 2

Vit et travaille Ă  Marseille

Résidence : Domaine du Défend, Rousset - Vernissage le 15 septembre dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine - Une coproduction avec l'école supérieure d'art d'Aix-en-Provence

Exposition(s) : du 16 septembre au 31 octobre 2017

••• Site internet de l'artiste

Atelier de campagne / Résidence itinérante

« C’était six ans avant son diplôme, dans les environs de Sadskà en République Tchèque. Masahiro Susuki écrivait dans son journal cette phrase où l’innocence resplendit, déconcertante et vivifiante : “ N’oublier jamais que je suis dans la vie.”  En fait, il pleuvait des cordes, il avait été réveillé en pleine nuit parce que sa tente commençait à flotter sur l’eau. Quand vous voyez Masahiro, il semble toujours joyeux, mais l’apparence n’occulte pas les difficultés du voyage. Masahiro les a connues, et il voyage encore et toujours, toujours joyeux, coûte que coûte, quoi qu’il arrive, traversant en 2009 toute l’Europe.
Ce n’est pas pour rien s’il a le livre de Zarathoustra dans son sac à dos. On dirait que les torrents de terre ocre qu’il a traversés sur les chemins, vibrent encore dans sa peinture. Et il pousse sa peinture vers le volume. Pour qu’elle devienne paysage. Le paysage est aussi bien sur une toile accrochée au mur (comme une vibration énigmatique) que dans des stèles, des blocs de sensations de taille humaine, et des tubes en carton debout, autant de monuments au mouvement des couleurs, avec quelques figures qui surgissent ça et là. Les parallélépipèdes rectilignes, massifs : la couleur fait-elle évanouir leurs bords droits ? Ils expriment paradoxalement une audace, une liberté hors du commun. Mais on peut aussi y voir la dislocation du paysage japonais, habitué aux séismes et aux tsunamis. Le 11 mars 2011 est la date de la catastrophe de Fukushima, dont on ne parle guère aujourd’hui comme le rappelle dernièrement Stéphane Thibierge dans le numéro 423 d'Artpress en juin 2015. »

Paul-Emmanuel ODIN, le catalogue de Nouveaux Regards 2015, P.7